Récit de changement : Informer les négociations mondiales sur le financement climatique afin de mieux répondre aux besoins d’adaptation

Publié

Rédigé par l’équipe ECONOGENESIS

Les récits de changement CLARE sont des instantanés illustrant comment les initiatives de recherche et de renforcement des capacités soutenues par le programme contribuent à des changements concrets sur le terrain en faveur de la résilience au changement climatique et aux risques naturels. Ils permettent de montrer comment CLARE favorise une résilience climatique socialement inclusive et durable, comme le décrit la théorie du changement CLARE.

Qu’èst-ce qui a changé?

Depuis 2023, les principales conclusions du projet ECONOGENESIS alimentent des documents essentiels dans le cadre des négociations internationales sur le climat. Dans son évaluation des progrès réalisés dans la mise en œuvre de l’accord de Paris, le premier bilan mondial (2023) réalisé dans le cadre de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) a fait référence aux contributions d’ECONOGENESIS au rapport 2023 sur le déficit d’adaptation et à son analyse des besoins d’investissement des pays en développement en matière d’adaptation. En 2024, le texte de négociation de la COP29 de la CCNUCC sur le nouvel objectif collectif quantifié (NCQG) en matière de financement climatique a également cité l’analyse d’ECONOGENESIS comme base pour l’objectif convenu de 300 milliards de dollars par an d’ici 2035 afin de soutenir l’action climatique des pays en développement. Les travaux suivants du projet ECONOGENESIS en 2025 ont mis à jour ces valeurs pour les besoins de financement de l’adaptation des pays en développement et ont ajouté les besoins potentiels de financement du secteur privé : ces résultats ont été cités dans la feuille de route de la CCNUCC de Bakou à Belém vers 1,3 Tr, lancée lors de la COP30. Ces nouvelles estimations ont également fourni des informations importantes pour l’objectif convenu lors de la COP30 de tripler le financement de l’adaptation d’ici 2035.


15.11.2025 – Belém – Le président de la COP 30, Andre Correa do Lago, s’exprime lors du panel « Rapport sur la feuille de route de Bakou à Belém vers 1,3 T » lors de la 30e Conférence des Parties (COP30). Photo de Rafa Pereira/COP30

Pourquoi est-ce important ?

Le bilan mondial et le NCQG ont tous deux joué un rôle crucial dans l’augmentation des niveaux convenus de financement de l’adaptation des pays développés vers les pays en développement, aidant ainsi les pays les plus vulnérables à intensifier la mise en œuvre des mesures d’adaptation et à réduire les impacts climatiques croissants. Bien que les pays en développement subissent de manière disproportionnée les effets du changement climatique, les niveaux actuels de financement international de l’adaptation pour faire face à ces effets sont insuffisants. C’est ce que démontre l’analyse ECONOGENESIS dans les éditions 2023, 2024 et 2025 du rapport sur le déficit d’adaptation du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), qui estime que les besoins de financement de l’adaptation sont environ dix fois supérieurs aux flux internationaux actuels de financement public de l’adaptation. Ces rapports évaluent également dans quelle mesure les considérations relatives à l’égalité des sexes et à l’inclusion sociale (GESI) sont prises en compte dans les plans nationaux d’adaptation. Les conclusions soulignent que les différents groupes sociaux subissent les effets du changement climatique de manière distincte, ce qui renforce l’importance cruciale de concevoir des politiques d’adaptation véritablement inclusives et répondant aux besoins de tous.

Quelle a été la contribution de CLARE ?

Le projet ECONOGENESIS a déployé des efforts soutenus pour alimenter le dialogue mondial sur le financement climatique destiné à l’adaptation, dans le but de garantir que le financement international réponde mieux aux besoins des pays en développement. Dès le début, l’équipe du projet a stratégiquement positionné ses conclusions dans le rapport sur l’écart d’adaptation. Ce rapport annuel influent vise à éclairer la politique mondiale d’adaptation au changement climatique, et c’est cette publication qui a ensuite conduit à la citation des travaux d’ECONOGENESIS dans les processus de négociation internationaux sur le climat. Dans le rapport 2023 sur les lacunes en matière d’adaptation, qui a ensuite été cité dans le bilan mondial et le NCQG, l’équipe d’ECONOGENESIS a dirigé les travaux visant à évaluer les coûts mondiaux de l’adaptation pour les pays en développement et à examiner les lacunes du financement international de la lutte contre le changement climatique.

L’équipe a continué à contribuer au rapport sur le déficit d’adaptation chaque année en 2024 et 2025. L’analyse menée par ECONOGENESIS en 2025 a présenté de nouvelles estimations des besoins mondiaux de financement de l’adaptation pour les pays en développement pour l’année 2035, estimant les besoins publics d’adaptation entre 310 et 365 milliards de dollars par an pour 2035.

En savoir plus

À propos d’ECONOGENESIS

ECONOGENESIS mène une analyse à l’échelle mondiale, complétée par des études nationales au Népal, au Rwanda et en Tanzanie, afin de combler le manque de connaissances sur les coûts économiques du changement climatique et les coûts de l’adaptation, en particulier lorsqu’ils touchent les personnes confrontées à des inégalités sociales, notamment liées au genre, en particulier dans les pays du Sud. En étroite collaboration avec des acteurs clés du gouvernement, du secteur privé et de la société civile, ce projet interdisciplinaire actualise les études précédentes sur les coûts économiques du changement climatique et les coûts de l’adaptation, à l’échelle mondiale et nationale, et étend cette analyse pour inclure les dimensions du genre, de l’égalité et de l’inclusion sociale (GESI). Il propose également de nouvelles approches pour augmenter le financement de l’adaptation. Le projet renforce les capacités en matière de planification et de programmation de l’adaptation en générant de nouvelles informations, en travaillant directement avec les parties prenantes à l’aide de méthodes de co-création et en offrant des possibilités de formation, notamment aux chercheurs en début de carrière.

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