Récit de changement : des prévisions à l’action – renforcer les capacités locales pour une adaptation inclusive au changement climatique en Ouganda

Publié

Rédigé par Florence Kyoheirwe Muhanguzi, Susan Namirembe Kavuma et Ezra Joab Agaba, membres de l’équipe du projet WOSFER, et l’équipe d’évaluation de Southern Hemisphere

Les récits de changement CLARE sont des instantanés illustrant comment les initiatives de recherche et de renforcement des capacités soutenues par le programme contribuent à des changements concrets sur le terrain en faveur de la résilience au changement climatique et aux risques naturels. Ils permettent de montrer comment CLARE favorise une résilience climatique socialement inclusive et durable, comme le décrit la théorie du changement CLARE.

Qu’èst-ce qui a changé?

Le projet WOSFER a contribué à renforcer l’autonomie des membres des communautés du « corridor bovin » ougandais, leur permettant ainsi d’utiliser les informations climatiques pour favoriser une adaptation socialement inclusive. Grâce à WOSFER, les acteurs locaux des districts de Lyantonde et de Katakwi sont désormais mieux armés pour traduire les informations climatiques en actions concrètes et soutenir l’adaptation au sein de leurs communautés. Parmi ces acteurs locaux figurent des agents agricoles et des agents de développement communautaire, qui traduisent et appliquent les informations climatiques dans le cadre de leurs activités de conseil au niveau local ; des « champions du numérique » et des mentors communautaires, qui aident les agricultrices à utiliser ces nouvelles connaissances et à adopter de nouvelles pratiques ; ainsi que des petites agricultrices et leurs conjoints, qui mettent en œuvre ces nouvelles informations et ces nouveaux outils dans leurs décisions concernant leur foyer et leur exploitation.

Digital training
Photo credit: WOSFER project team

Depuis leur participation au projet WOSFER, les agricultrices ont amélioré leurs pratiques agricoles résilientes face au changement climatique grâce à des semis plus précoces, à une meilleure conservation de l’eau et des sols, à une meilleure communication avec les agents agricoles, à une confiance accrue et à une prise de décision conjointe au sein du foyer. Leurs conjoints ont également bénéficié de ces mesures, ainsi que d’une réduction des conflits et d’une meilleure harmonie familiale. Parallèlement, les agents de développement local ont tiré profit de nouvelles routines de conseil et de relations plus étroites avec les membres de la communauté grâce aux informations qu’ils leur fournissent.

« Avant ce projet, je ne participais pas aux prises de décision. Par exemple, mon mari vendait une chèvre sans rien me dire ni m’en informer… Mais maintenant, on s’assoit d’abord ensemble, on discute et on se met d’accord sur la meilleure solution. »

– une femme participant au projet WOSFER, interrogée par l’équipe d’évaluation de Southern Hemisphere

Pourquoi est-ce important ?

Le changement climatique menace les moyens de subsistance et la sécurité alimentaire des ménages qui dépendent de l’agriculture paysanne dans le « corridor de l’élevage » ougandais. Si tous les petits agriculteurs de la région sont fortement exposés aux effets négatifs de la sécheresse, des inondations, des ravageurs et des maladies, les agricultrices sont également confrontées à des problèmes liés au genre, tels que l’inégalité dans le contrôle des terres, le manque d’accès à la technologie et aux revenus, une mobilité limitée et un manque de participation à la prise de décision au sein du ménage. Dans son étude de référence, WOSFER a mis en évidence un faible niveau d’autonomisation et de capacité décisionnelle des femmes tant à Katakwi qu’à Lyantonde, une sécurité alimentaire précaire, une incidence et un impact élevés de la sécheresse, ainsi qu’une résilience globale faible – en bref, les femmes disposaient de stratégies limitées, voire inexistantes, pour se protéger et protéger leurs familles contre les chocs climatiques. Les contributions de WOSFER aux changements en matière d’autonomie décrits ci-dessus sont susceptibles de contribuer à combler cette lacune, démontrant ainsi que des approches transformatrices en matière de genre et l’intégration délibérée du renforcement des capacités des utilisateurs visés par la recherche peuvent mener à une adaptation au changement climatique socialement inclusive.

During GALS training
Photo credit: WOSFER project team

Quelle a été la contribution de CLARE ?

WOSFER co-developed a digital platform for storing and disseminating weather information with local practitioners and community members, while simultaneously offering broader capacity strengthening on how to use the platform and providing the smart phones and solar charging kits that local women would need to use it. The project also provided women smallholder farmers and their spouses with training in gender transformative participatory empowerment, digital technology, and climate smart agriculture.

WOSFER a développé, en collaboration avec des acteurs locaux et des membres de la communauté, une plateforme numérique destinée au stockage et à la diffusion d’informations météorologiques, tout en proposant un renforcement plus global des capacités concernant l’utilisation de cette plateforme et en fournissant les smartphones et les kits de recharge solaire dont les femmes locales auraient besoin pour l’utiliser. Le projet a également permis aux petites agricultrices et à leurs conjoints de bénéficier de formations sur l’autonomisation participative favorisant l’égalité des sexes, les technologies numériques et l’agriculture intelligente face au climat.

En associant les informations climatiques et l’agriculture adaptée au changement climatique à l’implication des ménages, au soutien par les pairs et au mentorat communautaire, le projet a démontré comment renforcer la capacité d’adaptation de manière à la fois socialement inclusive et adaptée au contexte local.

Mentorship of households by community members
Photo credit: WOSFER project team

À propos de WOSFER :

WOSFER vise à renforcer l’autonomisation et la capacité d’adaptation des petites agricultrices du « corridor bovin » ougandais grâce à des approches favorisant l’égalité des genres, à une agriculture adaptée au changement climatique, à des informations météorologiques accessibles, à la mobilisation des communautés et à des actions de sensibilisation aux politiques publiques.

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